Le mot trouble désigne une difficulté persistante dans le temps. DYS est un préfixe évoquant un dysfonctionnement d’une fonction cognitive (attention, cela ne signifie pas l’absence de la fonction cognitive, simplement un dysfonctionnement).

Il s’agit plus particulièrement d‘atteintes du système nerveux qui vont toucher certaines fonctions “intellectuelles”, comme par exemple le langage écrit, le langage oral, les gestes, la mémoire, la capacité à rester concentré. Ces atteintes sont présentes dès la naissance de l’enfant mais vont être remarquées pendant son développement. Par exemple un dysfonctionnement lié à l’écriture peut être décelé à partir du CP, au moment où l’enfant commence à apprendre l’écriture.

 

La DYSpraxie…

Le terme Dyspraxie signifie “dysfonctionnement des praxies”

En d’autres termes, les praxies sont des gestes qui requièrent, afin d’être exécutés, un apprentissage et une inscription cérébrale (engrammation). Il suffit alors de l’activer (évoquer le geste à faire) pour que le geste soit réalisé tenant compte de cette pré-programmation.  Le geste est alors réalisé automatiquement et habilement. C’est la capacité à planifier et à exécuter une séquence de mouvements volontaires pour atteindre un but précis.

La dyspraxie est un trouble cognitif de la coordination et de l’automatisation du geste lors de mouvements volontaires. L’écriture par exemple.

En cas de dyspraxie, la programmation ne se fait pas ou alors elle se fait partiellement. Les gestes sont alors maladroits, comme si c’était la première fois qu’ils étaient réalisés.

 

Pour ce qui est de la coordination…

Une personne dyspraxique coordonnera difficilement ses gestes.

Par exemple, le dyspraxique versera la boisson à côté, percera la feuille par un appui inadéquat, faire ses lacets sera d’une immense difficulté.

L’écriture est avant tout un geste fin de calligraphie qui sera très coûteux à réaliser. L’usage de certains instruments géométrique ( règle, compas, équerre) le sera également.

L’écriture reste un problème majeur dans le milieu scolaire…

À l’école ou bien à la maison, l’écriture n’est pas de qualité. Le dyspraxique n’écrit pas à la vitesse des enfants de sa classe ; il lève nettement plus son crayon. Si on regarde de plus près, on peut constater qu’il dessine les lettres plus qu’il ne les écrit.

Le deuxième problème est un problème de gestion de la double tâche. En effet, quand un enfant écrit lors d’une dictée, il va falloir qu’il écoute son professeur et qu’en même temps qu’il écrive, il va alors réaliser une double tâche. De ce fait, en se concentrant un petit peu sur l’écriture, il va rater des mots dictés par l’enseignant. À contrario, s’il se concentre sur la dictée, l’écriture deviendra alors illisible.

Il est donc évident que demander d’écrire à un enfant dyspraxique en lui demandant de réaliser une autre tâche devient alors vite ingérable. C’est pour cela que le passage à l’outil informatique est préconisé.

 

Les aménagements à l’école…

Il est important de mettre en place des aménagements scolaires afin d’aider le dyspraxique à compenser son trouble.

Carte mentale, aménagements pour les élèves dyspraxique. Dyscussion Parents Professeurs
  • Laisser plus de temps à un élève pour composer (tiers-temps, supprimer un exercice).
  • Limiter l’écriture (utilisation de l’ordinateur, QCM, texte à trous, interroger à l’oral…).
  • Adapter les polycopiés (aérer, double espace entre les mots, double interligne…)
  • Une seule consigne à la fois (limiter la double tâche).
  • Aider lors des manipulations (coller, couper, plier, s’habiller, faire ses lacets…).
  • Aider à l’organisation (faire un emplois du temps, aider à la prise des devoirs…).

Il faut également garder à l’esprit que chaque individu est différent et qu’il faut essayer au mieux de répondre à ses besoins de façon individuelle et ainsi promouvoir l’inclusion scolaire.